Comment nous ressentons l'Europe dans notre portemonnaie

Le contrôle de l'Europe sur le devoir budgétaire fédéral ne cesse de faire les gros titres des médias. Mais bien que nous ressentions tous cette pression dans notre portemonnaie aujourd'hui, notre gouvernement a toujours bien du mal à répondre aux exigences budgétaires strictes de l'Europe. Mais quelles sont ces règles? Et comment fonctionne le budget de l'UE? Nous vous l'expliquons en détail dans ce numéro de Résolument informé.
  • 03 mai 2017
Comment nous ressentons l'Europe dans notre portemonnaie

Des contrôles rigoureux

Les recettes et les dépenses européennes sont soumises à des contrôles chaque année. Mais ce n'est pas tout: pour garantir la stabilité de l'euro, chaque État membre doit équilibrer son budget. Pour ce faire, l'Union applique les principes suivants: le déficit budgétaire national ne peut excéder 3% et la dette publique doit être inférieure à 60% du PIB.

L'Europe analyse chaque année les budgets nationaux à cet effet. Si le déficit et la dette de l'État dépassent les limites, le pays concerné fait l'objet d'un contrôle budgétaire plus rigoureux. Le but est de l'encourager à prendre des mesures le plus rapidement possible pour sortir des chiffres négatifs, avant de se voir infliger des amendes.

La monnaie virtuelle, un précurseur

Qui dit transactions complexes, dit naturellement aussi secteur financier. Les actions, par exemple, parcourent généralement un long trajet passant par les banques, les courtiers, les bourses et lesdites chambres de compensation (qui enregistrent les transactions boursières). En principe, le blockchain rendra toutes ces étapes intermédiaires superflues. Il en va de même pour les transactions traditionnelles. Vous pouvez aujourd'hui déjà payer un tiers pour un service ou produit fourni via un réseau décentralisé – sans banque donc. Tout ce dont vous avez besoin, c’est une monnaie virtuelle : oui, en effet, le bitcoin.

Mais c’est précisément là que le bât blesse. Le bitcoin existe depuis déjà dix ans, mais reste confiné aux segments de niche. En outre, le marché des actions ne disparaîtra pas soudainement dans les décennies qui viennent, si l’on en croit les spécialistes. En cause, la nature des plateformes actuelles du blockchain, qui ne sont effectivement pas (encore) équipées pour satisfaire à la réglementation financière stricte, notamment les lois sur le respect des données personnelles, ni aux autorités de surveillance ou aux pouvoirs publics, qui exigent un droit de regard sur les transactions financières. En outre, la monnaie cryptographique présente elle-même encore quelques maladies de jeunesse. En effet, la croissance des « blocs » nécessite toujours plus de capacité de stockage et la faible vitesse de transaction pose problème : environ 7 transactions par seconde – rien en regard des 20.000 par seconde des sociétés de cartes de crédit.

Bon nombre d’adeptes acharnés du bitcoin vous diront que la résolution de ces problèmes n’est qu’une question de temps. D’autres sont persuadés que les monnaies cryptographiques deviendront l'or numérique : des produits d'investissement nécessitant relativement peu de transactions, qui génèrent des bénéfices par l'augmentation de la demande. Ce n’est pas un hasard si bon nombre de monnaies virtuelles plus récentes se sont glissées dans le sillage du bitcoin. Bien qu’elles évoluent également : le génie est sorti de la bouteille, la technologie du blockchain est devenue également incontournable dans le secteur financier.

Dans la zone de danger

Différents budgets préoccupent l'Union européenne depuis quelques temps, dont celui de la Belgique. Notre endettement est beaucoup trop élevé et le budget fédéral ne parvient pas à retrouver l'équilibre. Lorsque notre dette publique a été estimée à 107% l'année dernière, nous avons même failli être mis sur la sellette. Le bureau de notation Fitch a rapidement baissé notre note de solvabilité. Selon les nouvelles prévisions, les signaux d'alarme sont légèrement moins rouges que prévu, mais il est indéniable qu'il reste pas mal de pain sur la planche avant de parvenir à un budget financier structurellement en équilibre.

Un cortège de mesures

Nochtans zagen al flink wat maatregelen het licht om het begrotingstekort weg te werken. In het kader van de taxshift schroeft de regering de belastingen op vermogen op. Zo werden de plafonds van de beurstaks verdubbeld en werd de belasting uitgebreid naar buitenlandse transacties. Bovendien werd de meerwaardetaks op bepaalde obligatiefondsen opgetrokken van 27% naar 30%, net zoals de gewone roerende voorheffing op intresten en dividenden.

Maar ook wie niet naar de beurs trekt, draagt mee de inspanningen om het begrotingsgat te dichten. Daar zitten de besparingen in onder meer de sociale zekerheid en de gezondheidszorg natuurlijk voor veel tussen. En wie weet, vallen straks de fiscale gunstregels voor bedrijfswagens weg, zoals Europa suggereert? Kortom, de druk van Europa voelen we allemaal in onze portemonnee.

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