L’énergie éolienne en mer a le vent en poupe en Belgique

16% de l’offre énergétique en Belgique proviennent des énergies renouvelables. Est-ce peu ou beaucoup? Et un avenir sans autres sources d’énergie est-il possible? François Van Leeuw, expert et co-CEO de la société d’investissement Parkwind SA, répond à cette question ainsi qu’à d’autres.
  • 20 avril 2020

Parkwind: de pionnier de l’éolien offshore à acteur international

Il y a dix ans, Parkwind lançait, pour la première fois, des parcs éoliens en mer. À présent, l’entreprise est l’un des acteurs grâce auxquels la Belgique, à l’instar des Pays-Bas, fait partie du top 5 de la production éolienne offshore dans le monde. Rabobank était à ses côtés dès le début et, aujourd’hui, la phase d’innovation suivante est lancée, comme l’explique le co-CEO François Van Leeuw.

Un pionnier made in Belgium

Van Leeuw se souvient encore bien des premières années. “C’était une période d’audace et d’esprit d’entreprise”, raconte-t-il. “Nous sentions, chez les investisseurs, banques, conseillers et contractants, une immense motivation pour faire réussir ce projet pour lequel nous avions tous mouillé notre chemise. Nous devions et allions réussir!” Il n’était pas évident de construire tout un parc éolien si loin en mer – à 50 kilomètres de la côte – pour la première fois. Mais le projet fut une réussite et appela donc une suite.

À l’aide d’une base solide de loyaux investisseurs, Parkwind a renforcé la qualité de ses processus et la pérennité de ses partenariats, pour ensuite entamer une accélération avec pratiquement les mêmes partenaires. L’entreprise a élargi le nombre de parcs éoliens offshore belges et s’étend aujourd’hui, grâce à son savoir-faire, à l’Allemagne et à l’Irlande. “Les décisionnaires politiques s’en vantent rarement, mais nos connaissances sont réputées bien au-delà de nos frontières”, affirme Van Leeuw. “Notre rôle de pionnier nous a permis de développer un produit d’exportation belge très attrayant.”

 

À propos de Parkwind

  • 4 parcs éoliens offshore au large de la côte belge
  • Bientôt à 771 mégawatts de production d’électricité, soit l’équivalent d’une centrale nucléaire moyenne
  • 110 d’employés
  • Investissements dans Parkwind à concurrence de 3,5 milliards d’euros les 10 dernières années
  • Participation citoyenne à North Sea Wind: 15 millions d’euros
Tout comme nous, Rabobank a été un précurseur avec sa vision claire du développement durable. Ceci nous a rapprochés à l’époque, et nous sommes toujours restés soudés au fil des années.

Bientôt la puissance d’une centrale nucléaire

À présent, Parkwind est le véhicule d’investissement primordial de 4 parcs éoliens offshore au large de la côte belge. La société est née du Groupe Colruyt, qui vise la neutralité carbone, et s’est développée pour devenir, en dix ans, un projet industriel à part entière dont la production électrique s’élèvera bientôt à 771 mégawatts, soit l’équivalent d’une centrale nucléaire moyenne. Elle emploie 110 personnes, dont sa propre équipe opérationnelle et sa propre équipe de recherche.

3,5 milliards d’euros ont été investis dans l’entreprise au cours des dix dernières années, dont environ 70% ont été financés par des banques. Rabobank était là depuis le début. “Elle est notre partner in crime”, poursuit Van Leeuw. “Tout comme nous, Rabobank a été un précurseur avec sa vision claire du développement durable. Ceci nous a rapprochés à l’époque, et nous sommes toujours restés soudés au fil des années. Nous avons bâti une relation durable capable de surmonter les crises, d’assurer une continuité de nos investissements et de soutenir nos innovations.”

De plus en plus de gens contribuent à une production d’énergie plus verte

En 2019, Parkwind a décidé d’offrir aux citoyens la possibilité de participer à ses parcs éoliens. Le projet North Sea Wind a alors constitué la plus grande participation citoyenne jamais vue en Belgique et a levé 15 millions d’euros auprès de plus de cinq mille personnes. “Beaucoup de citoyens souhaitent contribuer à un projet qui les concerne directement. L’histoire de notre croissance inspire les gens, et nous investissons à la fois dans l’écologisation de notre production énergétique et dans un approvisionnement plus durable en électricité.”

Compenser la fermeture des centrales nucléaires

Cet approvisionnement deviendra un véritable défi si les centrales nucléaires ferment comme prévu entre 2022 et 2025. ‘À peine’ 16% de toute l’offre énergétique proviennent actuellement des énergies renouvelables. C’est peu en comparaison d’autres pays comme la Suède ou le Danemark, où la moitié du mix électrique provient d’énergies renouvelables. “Si ces pays sont souvent en avance, c’est parce qu’ils possèdent plus de côtes, plus de possibilités terrestres et des installations hydrauliques dans leurs fjords et leurs cours d’eau. En Belgique, nous avons une petite superficie très peuplée et un littoral court. Malgré cela, nous n’avons rien à envier au reste du monde en matière d’énergie éolienne offshore. Avec les Pays-Bas, nous figurons dans le top 5 mondial.”

Van Leeuw admet cependant que l’énergie éolienne offshore ne constitue actuellement qu’une fraction de la capacité totale installée en Belgique. “C’est la raison pour laquelle je crois que nous aurons toujours besoin d’un mix énergétique si nous voulons que les gens puissent recharger leur smartphone à tout moment sans se demander s’il y a suffisamment d’électricité pour cela.”

Plus que la seule énergie éolienne

L’énergie éolienne, l’énergie solaire, les centrales biomasse, les centrales hydroélectriques, l’énergie géothermique... Pour certaines personnes, l’offre d’énergies renouvelables est trop fragmentée et la concurrence trop forte pour pouvoir offrir un jour une alternative à part entière à la production énergétique traditionnelle. Mais Van Leeuw n’est pas d’accord avec cette théorie. “Nous sommes en pleine transition et cela signifie forcément qu’il y aura des hauts et des bas. L’avenir nous dira quelles technologies occuperont une plus grande part du mix énergétique, voire finiront par supplanter d’autres technologies, mais pour l’instant, toutes sont nécessaires pour rendre notre production énergétique plus durable de manière rapide et efficace.”

L’énergie éolienne par-delà les frontières

Van Leeuw s’interroge également quant à l’affirmation selon laquelle les parcs énergétiques offshore nationaux et internationaux devraient coopérer. “Ce serait peut-être l’idéal mais, dans les faits, les débats politiques interminables autour des frontières nationales et des eaux territoriales ne feraient probablement que ralentir le développement de l’énergie éolienne plutôt que l’accélérer. Prenez par exemple les péripéties autour du Brexit. Du reste, le marché de l’électricité est de plus en plus interconnecté. S’il n’y a pas de vent en mer du Nord, l’électricité sera acheminée depuis la mer Baltique, et inversement. Si des investissements sont réalisés pour limiter la perte de capacité en chemin, certains experts avancent que l’énergie éolienne pourra même, à terme, subvenir à nos besoins de base en électricité.”

Bien sûr, l’élaboration d’une politique européenne portant sur les quantités d’électricité devant être générées à l’aide du soleil, du vent et d’autres sources d’énergie serait bien utile, précise Van Leeuw. “Mais quoi qu’il en soit, nous sommes en route vers plus de durabilité et plus rien ne peut arrêter la progression de l’énergie verte. Si le gouvernement nous demande de fournir une contribution plus importante, nous le ferons évidemment très volontiers.” Van Leeuw constate déjà un grand intérêt chez les investisseurs, et la demande sociale augmente elle aussi. “Avant de construire de nouveaux parcs éoliens offshore, nous devons attendre l’attribution des zones en mer et, surtout, le renforcement du réseau. À cet effet, il est nécessaire d’installer une seconde ligne à haute tension reliant la mer à la côte.”

Un surplus d’énergie éolienne fournit d’autres énergies vertes

Parkwind franchit à présent une nouvelle étape de son développement. En partenariat avec Fluxys, l’entreprise prévoit la construction d’une centrale capable de produire environ 25 mégawatts par an d’hydrogène vert sur la base d’énergie éolienne. “Ce n’est pas une capacité particulièrement spectaculaire, mais ce qui fera la différence ici, c’est que nous utiliserons l’énergie éolienne au lieu du gaz naturel pour produire de l’hydrogène. Cela nous permettra de nous positionner efficacement sur le marché, de réussir notre projet pour ensuite nous développer dans un segment qui va prendre une place importante dans le futur mix énergétique. La centrale offre une réponse à la problématique de la capacité de stockage – les surplus d’énergie éolienne ne seront pas perdus, mais transformés en hydrogène – et favorise en outre une mobilité plus verte. Les chariots élévateurs de Colruyt fonctionnent à présent tous à l’hydrogène. Dans le futur, de plus en plus de poids lourds et de bateaux fonctionneront eux aussi à l’hydrogène.”

L’énergie verte n’est-elle pas beaucoup trop chère?

On entend souvent dire que l’énergie verte est plus chère, mais ce préjugé n’est plus vrai selon Van Leeuw. “Aux Pays-Bas, l’énergie verte est aujourd’hui commercialisée sans un seul euro de subvention. Il me semble cependant qu’un contract for difference (un contrat par lequel le gouvernement garantit un prix fixe pour l’achat d’électricité) sur le modèle anglais apporterait plus de sécurité pour le déploiement d’une politique en matière de développement durable. Le fait que le gouvernement gagne à l’augmentation des prix de l’énergie et apporte son aide lorsqu’ils diminuent rend les investisseurs moins vulnérables. Cela permet d’attirer un groupe d’investisseurs plus large et permet au gouvernement de rendre acceptable le coût social d’une politique de développement durable.”

Les débats autour du coût de l’énergie verte ont trop duré, et on ne parle pas assez de la valeur ajoutée qu’elle crée pour l’humain, la nature et l’économie.

Une bonne solution pour les humains, la nature et l’économie

Au demeurant, les débats autour du coût de l’énergie verte ont trop duré selon Van Leeuw, et on ne parle pas assez de la valeur ajoutée qu’elle crée pour l’humain, la nature et l’économie. “Dans les années 60, on a énormément investi dans l’infrastructure portuaire, et on constate aujourd’hui que ce choix politique a créé de nombreux emplois et apporté de la prospérité. Dans les années 2000, il a été décidé de céder une concession en mer pour la génération de 2,2 gigawatts d’électricité par éoliennes, et ce concept pionnier a lui aussi porté ses fruits pour l’industrie de notre pays et bien au-delà de ses frontières. Il a poussé des entreprises comme par exemple DEME et Jan De Nul à franchir des étapes sur le marché des énergies renouvelables, créer de nouveaux emplois et introduire de nouveaux développements. Un gouvernement et une société dont la politique énergétique est bien équilibrée, socialement acceptable et capable de soutenir un modèle de croissance économique ne peuvent qu’y gagner!”

 

Parkwind SA est un exemple classique du type d’initiatives innovantes et durables en lesquelles croit Rabobank et auxquelles elle se consacre depuis des années. En épargnant chez Rabobank.be, vous aussi contribuez à un monde où il fait bon vivre. Vous trouverez ici de plus amples informations sur la mission de Rabobank.be

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