Un monde sans plastique est-il possible?

Le plastique est un fléau pour l’homme et la nature. Mais un monde sans emballages en plastique serait-il vraiment meilleur? Énonçons les faits.
  • 27 octobre 2020
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une paille en plastique met plus de 200 ans à se biodégrader entièrement.

Que faut-il entendre par ‘emballages en plastique’?

Le plastique est un matériau entièrement créé par l’homme. Le premier plastique complètement synthétique a été inventé en 1907 par Leo Baekeland, un Américain né en Belgique qui a nommé ce matériau bakélite. Il a rapidement été adopté comme matériau pour divers appareils électriques, dont les téléphones fixes. Deux ans après son invention, il aurait utilisé pour la première fois le terme de ‘plastique’ pour la décrire (Chalmin, 2019). Cette dénomination est issue du grec plassein qui signifie ‘former’. [HL(1] Un nom plutôt approprié, ce matériau étant extrêmement malléable tout en étant très résistant.

Au cours des années qui suivirent, entre 1907 et 1954, à peu près toutes les sortes de plastique que nous connaissons aujourd’hui ont été développées l’une après l’autre, du polychlorure de vinyle (PVC), le matériau utilisé par exemple pour entourer les câbles électriques, au polypropylène (PP), le matériau dont sont faits, entre autres, vos pots de fleurs en plastique et beaucoup de pièces de véhicules. Les types de plastiques principalement utilisés pour emballer la nourriture sont les suivants:

  • le polyéthylène téréphtalate (PET), pour les bouteilles, flacons, emballages de plats préparés, barquettes de fruits, etc.;
  • le polystyrène (PS) pour les emballages alimentaires ou les gobelets jetables;
  • le polypropylène (PP) pour, entre autres, les pots de yaourt, les pailles, les boîtes à pain, etc.;
  •  et le polyéthylène (PE), surtout sous sa forme à basse densité (LDPE) dans les films alimentaires et les sacs de courses.

 

Un emballage en plastique n’est-il pas durable?

Si, et non. Par durable, on entend quelque chose qui dure longtemps. Le plastique dure très longtemps, ce qui constitue à la fois son plus gros avantage et son pire inconvénient. D’une part, son extrême résistance le rend idéal pour de nombreuses applications mais d’autre part, très peu biodégradable. Une paille en plastique met par exemple plus de 200 ans à se biodégrader entièrement. Pour une bouteille en PET, il faudra compter jusqu’à 500 ans.

Mais pour ce qui concerne les émissions de CO2, le plastique à usage unique (160 grammes de CO2 par litre)* comme le plastique réutilisable (100 grammes de CO2 par litre) sont plus durables que le verre à usage unique (260 grammes de CO2 par litres) et le verre réutilisable (120 grammes de CO2 par litre), le verre émettant davantage de CO2 tant lors de son transport et de sa production que de son traitement en tant que déchet. Pourtant, nous achetons plus de bouteilles en verre en Belgique, car nous croyons que c’est une meilleure option du point de vue écologique. Dans plusieurs supermarchés belges, la vente de bouteilles en verre a ainsi augmenté de 20 à 25%.

*Valeurs de CO2 issues du centre d’expertise EcoLife, consulté via un article de DeStandaard.

Alors pourquoi le plastique a-t-il si mauvaise presse?

Le problème se situe surtout au niveau des mentalités. Les emballages en plastique et, dans une large mesure, le plastique à usage unique, sont de loin le déchet sauvage le plus fréquent. Le plastique finit facilement en mer, contribue largement à l’extinction de toutes sortes d’espèces animales et se dégrade au fil des années en micro- et nanoplastiques (de petits morceaux de plastique, respectivement de moins de 5 mm et moins de 0,001 mm), qui sont inéluctablement captés par la nappe phréatique, le sol, les animaux et notre alimentation. Des études ont démontré qu’il y en avait même dans notre corps. Les micro- et nanoplastiques libèrent en outre des substances toxiques, nocives pour la nature et potentiellement pour la santé humaine.

Nous aimerions donc moins de plastique, mais nous ne parvenons pas à bannir les déchets sauvages de la société. En outre, nous consommons plus de snacks et achetons plus de choses en ligne qu’avant, ce qui nécessite beaucoup de plastique à usage unique. Le problème posé à l’environnement par les emballages en plastique est donc en premier lieu [HL(1] lié à notre manière de l’utiliser.

 
 
 

Innover pour améliorer les choses

Aujourd’hui, on cherche constamment de nouvelles manières de réduire le nombre d’emballages en plastique dans notre société, d’arriver à recycler le plastique à l’infini et de nettoyer le plastique qui finit dans la nature.

En attendant des matériaux d’emballage plus écologiques, de nombreux supermarchés belges ont déjà commencé, par exemple, à réduire la quantité d’emballages en plastique utilisés pour les aliments. Ainsi, dans certains magasins, les fruits et légumes ne sont plus vendus conditionnés dans du plastique, mais dans des sacs en papier recyclé ou de petits paniers en carton, recyclé également. La viande est parfois vendue dans des emballages sous vide (les skin packs), dont la partie inférieure est en carton et non en plastique. Les emballages en plastique eux-mêmes sont souvent fabriqués plus fins qu’auparavant, de sorte que moins de plastique soit nécessaire pour un même emballage. Mais il existe encore bien d’autres initiatives novatrices, telles que le marquage alimentaire au laser, qui consiste à inscrire directement sur les aliments des informations, la marque, ou même un code‑barres.

Les grands avantages et inconvénients du plastique

Les avantages du plastique:

  • production bon marché
  • résistant
  • flexible
  • longue durée de vie
  • nombreuses applications (innovantes)
  • émissions de CO2 relativement faibles
 

Les inconvénients du plastique:

  • beaucoup de déchets sauvages
  • biodégradation lente
  • menace la faune et la flore
  • micro- et nanoplastiques difficiles à éliminer
  • infrastructure de recyclage insuffisante
  • recyclabilité limitée à grande échelle

La solution: travailler ensemble à un circuit de recyclage

Les débats autour du plastique sont certes justifiés, mais le plastique n’est pas la cause de tout le mal. Le plastique a plusieurs fonctions importantes, dont une conservation prolongée des aliments et la protection des marchandises, et pourrait continuer à assurer ces fonctions si nous apprenions à mieux gérer nos déchets. Trouver la voie vers un monde moins pollué au plastique dépendra de l’état d’esprit des consommateurs, mais aussi d’un investissement accru dans les innovations et infrastructures nécessaires au recyclage du plastique. Comme l’histoire l’a déjà maintes fois prouvé, seule la collaboration permet de résoudre nos plus grands problèmes. Ensemble, visons un circuit alimentaire fort avec des solutions durables.

En ouvrant un compte d’épargne chez Rabobank.be, vous montrez que vous croyez en un monde aux circuits alimentaires durables et vous nous aidez à soutenir, entre autres, des projets innovants destinés à rendre le plastique plus écologique.

 

À lire:

  • Chalmin, P., 2019. The history of plastics: from the Capitol to the Tarpeian Rock
  • De Meyer, A. (2020, 16 janvier). De ene glazen fles is de andere niet. De Standaard. http://www.standaard.be

Sources:

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